Or, precise-t-il, une loi rigoureuse relie I`tendue de la perception consciente 1`intensitk d`action dont 1$quot;tre vivant dispose. Car percevoir signifie connaitre. On pourrait dire que si la perception mesure le pouvoir rflecteur du corps, 1$quot;affection en mesure le pouvoir absorbant. Autrement dit. la perception est en dehors du corps. 1`affection au contraire est dans le corps. Par consequent, la totality des images perues subsiste la matit3re, meme si notre corps s$quot;vanouit, alors que nous ne pouvons supprimer notre corps sans faire wanouir nos sensations. Ensuite. Bergson indique que la mmoire, inseparable de la perception, intercale le pass dans le present, contracte dans une intuition unique des moments multiples de la dure, c`est pourquoi nous pouvons percevoir la matire en nous. Le rele du souvenir pur est la representation d$quot;un objet absent dans 1`esprit. Un phnomne essentiel de la vie mentale est de se mouvoir sans cesse entre la sphere de faction et celle de la mmoire pure. Quant a 1`attention la vie, c`est une cohesion entre les sensations et les mouvements daps le travail normal de 1$quot;esprit, c`est donc ce qui permet 1`adaptation la situation prsente. Enfin, Bergson vient dire qu$quot;on doit considesrer, pour ressaisir le pass dans le present, la coalescence des deux lments de la mmoire image-souvenir et mouvement. Ce sont en fait les lois de 1`association des ides pour la reconnaissance du pass. Quant au present, il est 1$quot;instant ou le temps s$quot;coule et il occupe une dure. Il est donc la fois une perception du pass immdiat, obtenu par la sensation et une determination de 1$quot;avenir imm~diat, obtenu par I$quot;action ou mouvement. Mon present est ainsi, par essence, sensori-moteur. Chez 1`homme, etre pensant, 1`acte fibre peut etre considre comme une synthse de sentiments et d$quot;ides, et 1`volution qui y conduit une evolution raisonnable. Bergson a cherches lever, par 1$quot;idle de tension. 1$quot;opposition de 1`intendu 1$quot;tendu, de la conscience au mouvement et de la libertk la ncessites. En conclusion, cette tension conduit sacrifier la liberty et permet de saisir Bans une intuition unique des moments multiples de la durese qui constitue le fond de notre tre.