Ce roman, a` travers le grand magasin des anne´es 1870, centre du capitalisme, de´crit la lutte antagoniste entre les grands magasins et les petits magasins, qui finit par la de´faite de ceux-ci. Paralle`le a` cette structure, une autre structure se pre´sente : celle d`amour entre Denise et Mouret. Cette union amoureuse parait comme une solution heureuse qui pourrait humaniser ce grand magasin qui n`est qu`une machine impitoyable et un ogre de´vorant des hommes. Quelques critiques conside`rent cette fin heureuse comme optimisme romantique qui pourrait entrainer la ne´gation de la re´alite´ contradictoire. Mais nous voulons ve´rifier la vraie intention cache´e du romancier, en analysant la complexite´ des personnages Denise et Mouret qui laissent voir bien des caracte´ristiques primitifs des personnages de contes de fe´es, de mythes et de le´gendes. Et puis y compris l`ambivalence de l`apoge´e final, de l`e´talage du magasin en tout blanc au chapitre 14, tout cela nous donnent l`occasion de voir autrement le mariage entre Mouret et Denise. En expliquant la raison d`etre de ces personnages primitifs et anthropologiques qui refle`tent l`inconscient collectif, nous allons conclure que l`e´crivian voulait non seulement e´viter la pie`ge du me´lodrama, mais aussi retrouver la totalite´ perdue du collectif soi-disant capitaliste.